Avec « les chaises » sur le 18e, nous voulons renouer avec l'art de Faire de la politique...prendre le temps de s'asseoir et parler puis décider ensemble pour notre arrondissement...en réussissant à concilier le pouvoir d’agir et le désir de vivre. Le contexte général actuel est une source de motivation qui nous pousse encore plus à vouloir nous engager pour changer l’ordre des choses et retrouver notre liberté de choix. Avec « les Chaises », on est à contre courant des discours ambiants et dominants car on pense que l’intelligence collective à « tous les étages » est une des bases d’un nouveau contrat municipal où le pouvoir serait partagé. Nous ne sommes pas de simples idéalistes, nous pensons véritablement que les prochaines élections sur Paris nous donnent une opportunité pour reprendre le pouvoir sur nos vies et que l’arrondissement est l’échelon à taille humaine, pour accompagner les changements nécessaires que nous voulons voir venir et advenir dans un monde aussi complexe qu’incertain. Nous n’avons plus le choix ! La préservation de notre démocratie passe par un réveil du citoyen qui est en nous pour en faire un acteur au service du collectif. Que vous pensiez que la politique ne soit pas faite pour vous, que vous pensiez ne pas avoir de temps à y consacrer, que vous n’en voyez aucunement l’intérêt, que vous pensiez que tout est joué d'avance, que vous pensiez qu’on vous l’a fait à l’envers, que vous en soyez revenu, que vous n’y croyez plus, que vous vous absteniez...et bien c'est pour vous, spécifiquement, que nous (une poignée d'habitants) avons lancé « les chaises »...pour vous permettre de péter ce plafond de verre, pour dépasser le stade de la simple critique, pour prendre votre légitime place à l'intérieur du débat, pour s'inviter dans tout ce qui soit disant ne vous concernerait pas, pour ne plus croire en l'homme ou la femme providentiel, pour ne plus se taire, pour ne plus s’en foutre...pour prendre volontairement sa chaise et s'installer durablement à la table des débats et des décisions et finir par se dire que c'était pas plus compliqué que cela. Il est grand temps de « faire résonner la voix de celles et ceux que l’on maintient dans la dérision et déraison »
Le personnel étant politique, ce n’est qu’en additionnant nos problèmes et vécus que nous parviendrons à en Faire une cause commune. S’extraire de nos solitudes, décloisonner nos esprits, les élargir aux autres, permettront de parvenir à n’en pas douter à des propositions consensuelles au service de solutions à la fois, pérennes et évolutives. Nos agoras seront le quartier, la rue, les cafés, les cages d'escalier, les halls d'immeubles, les jardins...Parfois, le plus dur réside dans la simplicité. Il faut s’autoriser à franchir le premier pas. Évadez vous de vos smartphones, levez vos fesses du canapé et sortez vos chaises sur l’espace public...mais pourquoi faire, nous direz vous...pour Faire ensemble, mais sachez que rien ne se fera sans votre consentement.
« une chose est sure, nous ne voulons plus participer, nous voulons décider »
Quand l'État ne protège plus ou s'engage à ne plus le faire, les habitantes et habitants doivent prendre leur responsabilité, s'organiser par eux mêmes au risque sinon de devenir des spectateurs tétanisés de l’histoire. C’est dans ces moments précis que l’on devient citoyen. L’échelon local est par essence, celui de la politique pour tous et par tous car rien n’est inaccessible. Il permet concrétement d’entraîner dans son sillage autant de personnes souhaitant voir les choses changer en
bousculant l'effet d'impuissance généralisé que nous subissons, toutes et tous, individuellement, dans notre coin. Agir, c'est s'extraire d'un état de sidération, c'est soulever la chape d'inertie qui pèse sur notre volonté, c’est dépasser sa peur pour libérer les énergies constructives de l’esprit d’initiative, c’est ne rien s’interdire de ce qui pourrait servir l’arrondissement, dans sa globalité. L’échelon local doit être celui des solidarités, de l’entraide, des engagements mais aussi et surtout celui qui protège tout en apprenant à faire ensemble. Car oui, face à la menace de temps incertains économiquement, écologiquement et socialement, notre vulnérabilité individuelle sera mise à rude épreuve. Nous devons apprendre à nous défendre en coconstruisant nos propres " barrages de coopération consentie », en élaborant des alliances choisies et créer ainsi une chaîne de protection et de décision qui seront la base d'un nouveau contrat social et écologique pour notre arrondissement. Nous l’appellerons le DÔME du faire, protéger tout en agissant. Avant de nous rencontrer, nous avons élaboré des pans du programme, nullement exhaustif et encore moins définitif que nous confronterons à votre opinion et soumettrons à votre approbation. Nous sommes pour une démocratie directe et protectrice. Nous pensons que le programme n’est la garantie de rien mais le début de tout engagement. Ainsi plus rien ne doit pouvoir se décider sans consultation des habitantes et habitants (Référendum d’initiative citoyenne, assemblée citoyenne), cela veut aussi dire que le circuit de la délibération sera réciproque et le pouvoir horizontal. Face à la casse annoncée du tissus associatif, nous ne resterons pas sans bouger et proposerons la mise en place d’un fonds de dotation d’arrondissement tripartite (habitantes et habitants, entreprises, mairie ) pour palier aux différents désengagements financiers et le lancement d’appels à projet en commun pour ne plus mettre les associations en concurrence. Face aux économies parallèles qui peuvent attirer notre jeunesse, nous avons imaginé un programme avec une alternative économique aux trafics et à titre préventif, l’expérimentation d’un dispositif « argents de poche » pour les mineurs pendant les vacances scolaires...l’écologie doit rimer avec économie, cette éconologie accompagnera aussi bien les rénovations énergétiques par une baisse significative des charges pour les locataires que le tri des déchets générera la production d’une énergie locale. Le lien en notre arrondissement et la campagne sera favorisé via une politique d’échange réciproque mais aussi d’accueil et de partage entre habitantes et habitants des deux territoires. On parlera lien police/population, sécurité sociale de l’alimentaire, monnaie locale, mutuelle municipale, orientations scolaires choisies...on répondra également au phénomène de gentrification afin que les habitantes et habitants ne se sentent pas étrangers dans leur propre quartier, de politique d’accueil des migrants, du travail de rue...etc. Bref, tout reste à écrire pour le faire ensemble . Vous l’aurez compris, l'avenir de notre territoire passe par notre ancrage sur notre lieu de vie, les deux forment un tout qui s'articule...c'est cela faire de la politique, se sentir vivant et utile mais jamais seul...Avec les chaises sur le 18e, nous contribuerons à cet élan et à cette dynamique, en Faisant ensemble et dans la bonne humeur, pour un arrondissement qui nous rassemble, qui nous ressemble.
Co-construire le programme : https://leschaises.ideosphere.community/ [Nouvelle fenêtre]